Rencontre du pirate Azzounai.

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Rencontre du pirate Azzounai.

Messagepar Azzounai le Mer Jan 28, 2009 1:15 am

Extrait du Journal de Kairn l’historien, ancien soldat de la marine française et écrivain pirate :

-24 Août 1639 : Un navire anglais a été aperçu à 8h00, nous avons reçu l’ordre de lui donner la chasse.

-25 Août 1639 : Le navire anglais est à quelques miles de nous, le capitaine a fait dresser toute la voilure, nous le rattrapons peu à peu.

-26 Août 1639 : La brume c’est abattue sur la mer vers 11h et ne semble pas vouloir se lever. Une cloche a été entendue au loin par deux jeunes mousses, le capitaine prétend qu’ils ont révés mais il a quand même fait changer le cap en direction du bruit, soit 8° Nord-Ouest.

-27 Août 1639 10h : La brume est de moins en moins épaisse, des canons ont retentis au loin, le capitaine espère que c’est le Caporal Bourgrand et qu’il a intercepté l’anglais.

-27 Août 1639 15h : La brume s’est dissipée, cela fait plusieurs heures que des rescapés anglais sont repérés, récuperés et mis au fer par les notres. Les anglais refusent de parler de l’assaillant qui les a pris par surprise semblerait il d’après les marmonnements d’un mourant.

-27 Août 1639 18h : Le capitaine après avoir interrogé vigoureusement un des rescapés nous donne l’ordre de faire demi-tour et de sortir jusqu’à nos mouchoirs pour a-t-il dit : « sortir de la zone de pillage ».

-28 Août 1639 7h : Un navire a été brievement entrevu à 25 degré par babord, nous filons donc à 45° tribord, le capitaine a fait sonner le branlebas de combat.

-28 Août 1639 13h : Un batiment de même taille que celui du jour précedent se trouve à 12° Nord-Ouest, le capitaine nous a ordonné de lui donné la chasse, il semblerait que nous sommes trop près des hauts fonds pour fuir le combat. D’après lui si le vent ne tourne pas nous l’aurons à portée de canon dans 7h, le vent sera avec nous, nous procurant l’avantage.

-28 Août 1639 16h : Une tentative de rebellion des captifs a été réprimée, 5 blessés parmis l’équipage, 24 des captifs ont étés abattus. Pendant ce temps le navire que nous poursuivions a disparu.

-28 Août 1639 21h : Le vent est tombé, les hommes s’inquiètent, certains des anglais ont commencé à delier leurs langues, c’est un navire pirate qui les a attaqué, celà faisait plusieurs jours qu’ils le traquaient avant de se faire cannoner par l’arrière, leur gouvernail fut hors service et ils ne purent ni fuir ni virer de bord pour se defendre.

-29 Août 1639 5h : Le capitaine a ordonné l’arrêt de la poursuite, il pense qu’il ne faut pas s’aventurer trop près de l’ile de Muerdos. Les anglais ont étés armés, tous les hommes seront nécessaires pour repousser l’ennemi en cas d’abordage.

-29 Août 1639 14h : Aucun signe de batiment dans les environs, la mer est calme, la vue dégagée. Le pirate semble avoir changer ses plans. Le calme revient peu à peu à bord, les anglais sont désarmés sans incident. Le branlebas de combat est toujours effectif.

-29 Août 1639 18h : Nous croisons un navire de péche espagnol qui en échange d’absence d’hostilité nous indique qu’aucun navire n’est passé ici depuis 4 jours.

-30 Août 1639 3h : Un canon a été entendu à environ 12 miles, les Anglais ont à nouveau été armés, le capitaine annonce que nous mettons le cap vers le port le plus proche.

-30 Août 1639 7h : Nous filons à 15 nœuds vers le port d’Andross. Le capitaine est confiant.

-30 Août 1639 15h : Une première secousse est ressentie, puis une deuxième avant que nous nous échouâmes.

-30 Août 1639 18h : La marée commence à remonter, le capitaine estime que nous avons dérivé de 5 miles Sud lors du brouillard d'il y a 4 jours, et que nous sommes échouer sur les bancs de sables de l’île appellée Mussantia.

-30 Août 1639 21h : Nous sommes de nouveau à flot, le navire pirate est a 6miles devant nous, le capitaine saisi l’occasion et nous lance à sa poursuite.

-31 Août 1639 6h : Le navire pirate se trouve à 2 miles de nous , nous le depassons, par la puissance de feu, la taille, et le nombre de membre d’équipage.

- 31 Août 1639 8h : Le navire pirate tente de s’enfuir, mais nous continuons à gagner du terrain. Je suppose que vers 11h nous profiterons de l’or de ces pirates.

-2 Septembre 1639 : Je viens de me reveiller, je suis enchaîné avec 6 de mes camarades dans la cale d’un navire. Le jeune mousse Martin est assis à coté de moi, le regard vague, les autres hommes sont tout juste visible telement la cale est sombre, j’essaye de me remémorer la bataille….

- A 10h, nous allions être à portée de canon des boucanniers, quand d’un coup, l’ennemi empanne et met ses voiles à contre, s’arrêtant brusquement. Le capitaine ordonne l’arrêt du navire, mais trop tard, la batterie tribord du navire pirate se retrouve en face de notre chapiteau arrière et ouvre le feu. Le gouvernail est salement touché, le batiment devient incontrôlable et s’arrête suite aux ordres du capitaine, nous sommes fait. Les pirates ne hissent pas le drapeau noir, ils feront des prisonniers. Aussitôt après l’arrêt du navire les pirates reprennent le large nous laissant béats, sur notre cercueil flottant. Nous comprenons alors au son d’une cloche que l’amiral Bourgrand vient à notre secours, sans doute informé par des rescapés anglais qu’il a du récuperer. Sachant que les pirates ne fuiront pas face à lui nous reprenons espoir et tentons tant bien que mal de nous éloigner du combat qui s’annonce violent. Notre capitaine au bout d’un cordage est descendu voir l’état du gouvernail, quand il remonte, il ne dit qu’un seul mot, irréparable. Ce mot tombe comme un glas, chacun nous commence alors à prier pour que le caporal vienne à bout du pirate.

- Chacun d’entre nous, oubliants les ordres du capitaine s’acolle au bastingage pour admirer. Le galion du caporal fait feu le premier, la coque du navire des boucanniers est touchés et plusieurs voies d’eau doivent être apparues dans sa cale mais celui-ci ne tire pas et se rapproche du galion. Des grappins sont jetés de par les deux camps, mais les pirates n’abordent pas. Croyants les notres prendre l’avantage, sur le pont nous hurlâmes de joie.

- Les deux navires dont notre sort dépend s’affronte, nous , nous sommes contraint de regarder ce spectacle grandiose du choc des boulets et des coques, puis des sabres et couteaux, d’entendre les beuglements des canons et les hurlements des hommes, de sentir l’odeur de la poudre et de la chair brulée…

Nous déchantâmes aussitôt, les deux navires se touchaient presque et un bon nombre des nôtres avaient pris pied sur le navire pirate quand celui-ci fît feu au moment ou certains les pirates coupaient les cordages qui reliaient les deux navire, les éloignants violament, pulvérisant la coque, envoyant à la mer ceux qui étaient encore sur les cordes anciennement arrimées aux grappins, et laissant seuls sur le bateau pirate les plus enthousiastes des nôtres qui étaient parvenus à l’atteindre, et qui furent massacrés.

-Terrifiés par ce spectacle nous fûmes encore plus horrifié en voyant deux chaloupes chargées de bois, et de poudre se détacher du batiment des forbans, qui s’éloignèrent en liberant toute leur voilure, s’approcher du navire ami, et s’enflammer au niveau de la sainte-barde. Tout le navire de l’amiral fût soufflé. Il n’y eu aucun survivant.

- Le navire pirate retourna sur nous, ivre de rage et de vengeance, nous nous preparions à un abrodage qui une fois encore n’eut pas lieu, les pirates restaient hors de portée de nos canons, s’approchaient rapidement tiraient une salve qui à chaque fois balayait le pont de toute vie et s’eloignaient encore plus vite sans nous laisser le temps de riposter. Nous ne pouvions que ramasser les cadavres et les jeter à la mer. Leur tactique de combat en disait long sur l’experience et les competences de leur capitaine.

- Les pirates s’amusèrent ainsi toute l’après-midi, quand la nuit tomba nous étions encore une bonne centaine de survivant sur le navire, c’était une nuit sans lune et nous savions que c’est maintenant que les pirates choisiraient d’aborder. Nous entendîmes une explosion puis…plus rien…
Je ne me souvenais plus de la suite…que c’était il passé… j’avais du être assomé par des débris.
A ce moment là un homme descendît dans la cale, seul, il portait un tricorne noir, une chemise en lin écrue et une veste noir pardessus. Son regard était transpersant, il nous dévisageat un par un et nous donna le choix, rejoindre son équipage ou la planche.
Un de nous six cracha devant notre interlocuteur, se fut son dernier geste. Une balle s’était plantée dans son crâne au moment ou son crachât toucha le sol.
Trois des nôtres refusèrent et furent emmener sur le pont pour la … « cérémonie ».
Je restais seul avec Martin, celui-ci n'y tenant plus se jeta sur le pirate en hurlant : « Meurt charogne !! »
Le dernier mot fut à moitié prononcer, une lame s'étant retrouvée plantée dans la gorge de mon compagnon, l’empechant de finir.

Le flibustier s’inclina alors devant moi avec un grand sourrire ironique :
« Bienvenue à mon bord moussaillon », me dit-il en riant, « SI tu veux du rhum il y en a sur le pont pendant que tes trois amis vont apprendre à plonger, tu ferais bien d'aller boire un peu.»
C’est ainsi que je rencontrais le Capitaine Azzounai, et devînt l’écrivain du bord.
Azzounai
 
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